Parcours et Cie

On ne naît pas sociologue, on le devient (1)

 

— MON PARCOURS EN SOCIOLOGIE —

  • 2009 : Doctorat de sociologie (Université François Rabelais – Tours)
  • 2003 : Master 2 Recherche « Villes et Territoires » (Université François Rabelais -Tours)
  • 2002 : Master 2 Professionnel « Responsable d’actions éducatives et sociales dans l’espace urbain (Université Paris 8 – UFR des Sciences de l’éducation)
  • 2000 – 2001 : Licence et Master 1 de sociologie (Université de Nantes – UFR de Sociologie)

Parcours universitaire Carte

A la fin de mon Master 1 (Image de soi et représentation individuelle : le miroir et la photographie dans la vie quotidienne – 2001), j’ai souhaité me professionnaliser en intégrant un Master 2 Professionnel. Il faut bien avouer que j’ai légèrement fait fausse route en suivant cette formation qui ne correspondait finalement pas à mes aspirations. Le seul bénéfice retiré a été de me « découvrir » un intérêt pour le fait urbain et la fabrication urbaine (des lieux). Exit ma professionnalisation …

J’ai alors poursuivi mon voyage initiatique sociologique en Master 2 Recherche, lors duquel j’ai pu affiner mon intérêt pour les territoires en devenir et l’usage qui en était fait, à l’instar de la nouvellement nommée Ile de Nantes et son nouveau Palais de Justice (Introduction d’une activité institutionnelle comme mode de redynamisation d’un espace en partie en « friche urbaine ». L’exemple du (nouveau) Palais de Justice de Nantes – 2003).

Dans la suite (logique) de ce parcours, j’ai entamé, poursuivi et achevé mon Doctorat de sociologie (Vivre sur un espace en renouvellement urbain : l’exemple du projet d’aménagement de l’Ile de Nantes et de ses commerçants – 2009 – PDF Thèse).

Ce travail d’écriture sociologique a représenté six années de tout et son contraire, en termes émotionnel et intellectuel : des enrichissements scientifiques, des doutes existentiels, des avancées personnelles, de l’isolement, de l’ouverture, de la transmission de savoirs (professorat), des satisfactions, …

Malgré un « accouchement » dans la douleur, je suis satisfaite depuis lors d’avoir parcouru ce chemin et d’avoir achevé ma thèse et ainsi devenir Docteure Guerry … je vous laisse apprécier la subtilité 🙂

— MON PARCOURS PROFESSIONNEL —

  • Avril 2018 à aujourd’hui : Sociologue indépendante
  • Octobre 2017 – Mars 2018 : Recherche active d’un poste – Développement de mon réseau professionnel par une campagne d’entretiens conseils auprès de personnes ressources en responsabilité dans diverses entreprises, associations et collectivités territoriales (région nantaise, Paris)
  • Septembre 2016 – Juin 2017 : Chargée d’études (sociologue) au sein du Collège des transitions sociétales (Think & Do Tank régional) pour le programme partenarial de recherche-action transition énergétique et sociétale
  • 2010 – 2015 : Chargée d’études (Associée) au sein de la Coopérative d’études et de conseil Araïs à Nantes (Association Recherche Action et Innovation Sociale)
  • 2013 – 2015 : Intervenante professionnelle dans le cadre du Master 2 Professionnel Métiers du développement territorial et de l’ESS à l’Université Catholique de l’Ouest d’Angers (Objets de mes interventions : Être sociologue praticien et La Recherche-action en action)
  • 2006 – 2008 : Attachée Temporaire à l’Enseignement et à la Recherche (ATER) à l’UFR de sociologie à l’Université de Rennes 2 (Licence 1 et 2 – Cours de Méthodologie de recherche en sciences humaines / Cours d’Introduction à l’ethnologie / Cours de Statistiques)
  • 2004 – 2006 : Chargée de cours à l’UFR de sociologie à l’Université de Nantes (Licence 1 – Cours d’Introduction à la sociologie)
  • 2004 – 2006 : Doctorante salariée de l’ADEME (Bourse de recherche)


Après l’obtention de mon doctorat, j’ai eu envie d’agir en sociologue et de mettre en application mes compétences pour faire une sociologie de l’action.

En 2010, le début d’une expérience de recherche en action

J’ai intégré la SCOP nantaise Araïs, un bureau d’études et de conseil en développement durable et innovation sociale, d’abord en tant qu’Assistante d’études puis Chargée d’études associée. Cette coopérative engagée dans l’Économie Sociale et Solidaire, par son statut et par son activité (promouvoir une économie plus solidaire, créatrice de richesses et d’emplois, au service de l’homme), assurait un appui conseil aux organisations (collectivités territoriales, associations ou entreprises privées) dans le but de les accompagner au changement. L’équipe composée principalement d'(ex)-universitaires en sciences humaines et sociales, était pluridisciplinaire (droit, géographie sociale, sociologie et sciences politiques). Nos activités s’articulaient autour des études (production de connaissances par des études qualitatives et quantitatives) et du conseil (accompagnement et aide à la décision par des AMO, sensibilisation, animation, expertise Développement Durable). Diverses thématiques, liées principalement au développement durable des territoires, traversaient nos missions telles que la participation citoyenne, l’économie collaborative (covoiturage, la consommation responsable, etc.), l’aménagement urbain durable, ou encore la politique de la ville. J’y ai expérimenté, échangé, produit, acquis et partagé un ensemble de savoirs, d’outils et de compétences au fil des missions conduites et des territoires explorés. Après 15 ans de fonctionnement, la Scop Araïs n’a pas survécu à une conjoncture économique difficile et a fermé ses portes début janvier 2015.

En 2016, un nouveau champ des possibles professionnels

J’ai intégré le programme partenarial de recherche-action « Transition énergétique et sociétale » initié par le Collège des Transitions Sociétales au cours de sa troisième année d’existence. Ce vaste et riche programme de recherche-action réunit des acteurs du territoire des Pays-de-la-Loire (des porteurs de projets collectifs de transition : des projets agricoles, de production citoyenne d’énergie renouvelables, d’entreprises en zones d’activités) et des chercheurs (sociologues, géographes, économistes, prospectivistes). Il s’agit de réfléchir ensemble à comment émergent, se développent et se pérennisent des projets collectifs territoriaux en faveur de la transition énergétique et ainsi comprendre comment se créent les capacités collectives pour à terme changer les modes de vie. Ma mission d’une durée de 10 mois fut de renforcer l’équipe de coordination du programme en termes :
– d’appui et de suivi de travaux d’enquêtes sociologiques (élaborer une méthodologie d’enquête, collecter, traiter et analyser les données),
– d’organisation, participation et suivi de diverses réunions, événements et séminaires (organiser et rendre compte)
– de participation à l’écriture collective tant de livrables édités par le programme que de comptes-rendus des rencontres, etc.
– d’encadrement et suivi de stagiaires (organiser et suivre le programme de travail du stage).

Cette mission fut riche tant en termes d’apprentissages, d’expériences que de rencontres humaines.

En 2018, à la recherche d’une opportunité

Étant en (re)questionnement autour de mon projet professionnel, j’ai effectué un tour d’horizon des entreprises et autres organisations des Pays-de-la-Loire dans lesquelles les sciences humaines et sociales, et en particulier la sociologie, ont potentiellement leur place. Il s’agissait « d’aller vers » et d’échanger autour des projets et missions menés par les personnes rencontrées et sur ce qui les inspire dans leur métier. Mon objectif étant à la fois d’étoffer et élargir mon réseau professionnel, découvrir différents métiers et activités et faire de belles rencontres.

Cette démarche m’a permis de réfléchir à l’opportunité de créer ma propre activité et l’idée a fait son chemin …

 

(1) Citation de Simone de Beauvoir revisitée par moi-même